Je suis l'aînée,
de quelques jours, de quelques heures,
pour un peu nous serions soeurs.
Les mêmes rires, les mêmes humeurs,
l'adolescence qui broie le coeur,
si semblables sommes nous,
petite soeur.
La vie à nous réunir, s'obstinne,
puis à nous séparer, taquinne,
mais jamais je ne te quitte chagrinne,
car toujours, nos chemins se croisent,
frangine.
Des souvenir m'assaillent de toute part,
quand je te croise sur un trottoir,
image d'une époque révolue,
révoltée et décousue,
d'une innocence perdue.
Reformerons nous le duo d'autrefois,
nous qui avons tant changées, je crois,
pourtant, quand nous nous croisons,
nous reprenons le fil de nos conversations,
comme si le temps avait suspendu les heures,
qui nous séparent,
petite soeur.
Ne laissons plus la vie,
décider de nos sorts,
ne laissons plus le temps,
nous séparer encore.
Je souris aujourd'hui,
quand je vois ton message,
je sais que ce n'est pas fini,
que nous sommes devenues trop sages,
pour laisser filer à nouveau les heures,
petite soeur.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander






