Présentation

Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /Sep /2009 23:25

Monsieur Pôle-Emploi...


Il dit toujours, Monsieur Pôle-Emploi,
tu n'es pas un attendeur de réponses,
relancer, pour ne pas dire supplier.

Il insiste le gourou de l'emploi,
les employeurs, ils n'attendent pas que toi,
quelques soient tes richesses, mafois...
Toujours tout justifier,
ton présent, ton passé,
tes études, tes métiers,
ta vie, tes choix, tes idées.

Il ne juge jamais Monsieur Pôle-Emploi,
même s'il veut tout savoir de toi,
combien d'heures tu as passé,
au téléphone, en courrier,
à toujours et encore supplier...

 

Il pédagogise Monsieur Pôle-Emploi,

Ne pas mentir, mais omettre,

les quelques ombres sans promettre,

subtilement que tu n'es pas parfaite.
Il t'apprend à te vendre,

une marchandise, un peu plus tendre,

apprendre à recevoir des coups,

encaisser les questions des loups.

 

Il faut remercier Monsieur Pôle-Emploi,

baisser la tête, justifier ton RSA,

faire fi de ses préjugés,

pour encore espérer avancer.

Par Aude de Burgondie - Publié dans : poèmes
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Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /Août /2009 22:23

J'ai pas trop de squelettes dans mes placards,
pas trop de monstres dans mes nuits noires,
juste, entre rires et désespoirs,
une ombre qui passe dans mon miroir.

Elle me colle à la peau,
ma meilleure ennemie,
qui écorche mes maux;
quand je souris,
qui sape mon ego,
quand j'éblouis.

Ou sont mes rêves,
je n'en ai plus,
ou est cette sève,
que j'ai perdu,
dans cette vie brève,
dont je n'veux plus.

Quand le monde,
autour de moi s'émiette,
quand elle m'inonde,
et empiète,
sur ma solitude profonde,
je m'inquiète.

Dans un sursaut de survie,
je fais tout pour l'éloigner,
cette autre moi, que je haïe,
cette autre, que je ne peux tuer.

 

Par Aude de Burgondie - Publié dans : poèmes
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Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /Août /2009 10:15

La pluie est tombée cette nuit,
salvatrice et pleine de vie,
elle  me réveille, le bruit,
contre les carreaux, m'envahit.

J'ai ouvert la fenêtre en grand,
la moiteur d'août fuyant,
fait place à un souffle apaisant.

Je reste là devant la fenêtre,
laissant la semaine quitter mon être,
oublier quelques contrariétés,
savourer un matin frais d'été.


Par Aude de Burgondie - Publié dans : poèmes
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