Partager l'article ! Chronique d'une vallée perdue - Premier jour du printemps...: Premier jour du printemps. L'air est doux, et le soleil semble vouloir faire de longues ...
C'est avec le premier jour du printemps que les Bourguignons ont décidé de garder rose la couleur politique de la région. François Patriat à gagné. Tant mieux. Je le sais mieux que personne, cet homme n'a pas besoin de préparer des discours pour parler de notre Burgondie, chaque fois, génie de la communication orale, il les improvise. Et je sais bien pourquoi. Parce qu'il aime la terre de Burgondie que je fais rouler sous mes doigts aujourd'hui.
J'ai pris la grelinette, pour aérer la terre. Elle sent bon. Le vent exhale son odeur. Je suis fatiguée, mais j'ai besoin d'être dehors, au milieu de cette terre brune qui depuis des millénaires, nous fait vivre et rêver, nous et le monde entier. Depuis toujours, elle nous donne les vignes et les blés, la viande Charolaise si renommée, elle nous constitue profondément. Comme un Breton avec sa mer, la terre de Burgondie nous modèle. Ici, nous n'avons pas le sourire facile des gens du Sud. Ici, là où les hivers sont froids et longs, il faut prendre le temps de nous apprivoiser, mais comme le petit prince avec le renard, une fois que nous vous avons accepté, nous vous aimons pour toujours.
Le soleil a fait mentir les prévisionnistes, et même le coq, sur le toit de l'église. Il fait beau et doux, j'offre au soleil mon visage, satisfaite de mon travail. Ce sentiment doit être proche de celui du paysan qui vient de labourer son champ. Semblables dans l'effort, semblables dans l'amour de notre terre, nous vivons heureux, ici, en Burgondie...